Le pèlerinage de Compostelle par la vallée du Célé - 15ème étape - Eauze - Nogaro - Lanne Soubiran 30 km

Vers Nogaro
Vers Nogaro

En réalité, c'est plutôt 26 km, mais je me suis trompé à hauteur de Pénabert, un peu après le point 36 sur le topo guide, J'ai raté une bifurcation...
Un peu plus loin, pour "rattraper" un peu les kilomètres en trop de ce matin, j'ai pris un raccourci pour éviter une longue boucle du GR. Dans ces cas là, on se dit qu'on a bien fait d'avoir un guide de la FFRP au 1/25000ᵉ.
Ce raccourci est tout simplement après Manciet. Il s'agit de la D522 (ci-dessus). Cette route est en sens interdit depuis qu'il y a une voie rapide qui va jusqu'à Nogaro, la D931 (à droite sur la photo).

Elle n'est donc empruntée que par les quelques riverains (fermes). Cela fait gagner 1 km. Mais quand on est à presque 30, ça compte... Alors bien sûr, c'est du bitume...
En traversant Manciet, je trouve des cartes d'identité sur le bord de la route. Une, puis une deuxième quelques mètres plus loin...
En passant devant la gendarmerie de Nogaro je les remets au gendarme de permanence qui se trouve justement avec les personnes à qui ont les a dérobées dans un hôtel du coin, (avec l'argent et tout le toutim..).
Quelle idée aussi de laisser les papiers dans la voiture la nuit... Comme quoi, il faut se méfier même des parkings d'hôtels...

Ça devient quasiment une habitude, voir un jeu... J'ai pris encore un raccourci qui me fait gagner 1 kilomètre. Il faut dire que je suis encore aux alentours de 30 km... donc 1 km de moins, ça compte.

Cette route, Nogaro vers Arblade, est en fait l'ancienne voie Royale... Autant dire que si le Chemin passait quelque part dans le coin, c'était plutôt sur cette voie...
c'est d'ailleurs le Chemin historique. Il y a encore des traces de l'ancien balisage du GR. Ce dernier a été détourné semble-t-il pour des raisons de sécurité.

Il y a en effet pas mal de voitures. Pourtant, il y a assez de place sur les bas côtés pour aménager un chemin, un peu comme l'a fait le conseil général du Gers sur quelques portions.
Mais bon... l'argent nécessaire aux aménagements, la politique, la logique "rando", et "pèlerin", on connait, ça n'est pas la même finalité.

Le gîte, pas mal, se trouve un peu après Lanne-Soubiran au lieu dit Labarbe. Il y a en fait deux bâtiments. Donc deux gîtes.
Les propriétaires sont très sympathiques.. Ils ont fait ce qu'ils ont pu avec l'existant. Et le problème, c'est qu'ils n'ont pas pensé, ou n'ont pas pu faire des séparations entre le dortoir (quelques lits superposés), le WC, la douche et la cuisine. Tout est en enfilade (dans le premier gîte),
et le matin, forcément, le premier levé réveille tout le monde, même en faisant attention... (idem le soir).
Dans le deuxième bâtiment le couchage est dans la partie mezzanine, donc je présume qu'au niveau bruit et accès aux commodités, c'est pareil.
Cela dit, tout est neuf et très propre. La cuisine se compose d'un frigidaire et d'une gazinière 2 feux... avec en principe assez de vaisselle.
Bon comme dans beaucoup de gîtes, si l'un fait des pâtes, l'autre du riz, et l'autre une salade composée, il va manquer un faitout ou un saladier, les autres devront attendre la libération de l'un des 2 foyers et du faitout... C'est encore une preuve que certains hébergeurs ne connaissent pas le quotidien du pèlerin.
On met 8 lits, 1 WC et 1 douche, un réchaud 2 feux, 1 casserole, 1 faitout et 15 assiettes... de ce fait, il y a deux personnes qui peuvent cuisiner, pendant que les autres les regardent...

Cela dit, ça permet aux deux premiers de faire la cuisine pour les autres 😂

C'est ici que je rencontre Francine, avec qui je ferai quelques étapes. Elle s'était arrêté l'avant-veille dans un gîte à Lasserre-Le-Haut et a été malade à cause du Chili servi avec la demi-pension, sans parler du reste du repas qui, d'après elle, ne fût pas mieux au niveau fraîcheur...

 

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Vidéo la marche aux étoiles

Avec l'aimable autorisation de Yvon Boëlle.

Présentation de l'exposition "Compostelle, la marche aux étoiles" réalisée par l'Académie de Musique et d'Arts Sacrés de Sainte-Anne d'Auray et le photographe Yvon Boëlle sur ses 15 années de reportage sur les chemins de Compostelle de France et d'Espagne.