5ème étape - Marcilhac-sur-Célé - Pasturat - 34 km (et non 37)

Route vers Bouziès
Le pont vers Bouziès

Pourquoi 34 km et pas 37 ? - 24 juillet 2009 - Tout simplement parce que grâce à ma carte IGN au 25000ᵉ, j'ai pu voir que la voie de chemin de fer (je précise voie désaffectée) qui passe à Bouzies, passe aussi, en ligne droite si j'ose dire, par Pasturat. Et ça fait une sacrée différence avec le GR.

D'abord, une voie de chemin de fer, quelle que soit la topographie, c'est pratiquement toujours plat. Ensuite, c'est direct, donc ça fait 7 ou 8 km au lieu des 11 km du GR qui se promène encore sur quelques hauteurs...Si vous passez par là, sachez que vous pouvez prendre cette voie ferrée quelques kilomètres après Cabrerets, au village de Conduché. En plus, ça vous évitera le passage dangereux de l'arrivée à Bouzies par la route.

Mais attention, il semble que depuis 2016 la voie ferrée soit en partie impraticable, car envahit par les ronces... à vérifier, des fois qu'une association aurait la bonne idée de la dégager...

Je pars donc de bonne heure (encore...), 5 heures ! sauf qu'il fait nuit bien sûr, et malgré la frontale, je me trompe... j'ai bien dû faire 500 mètres dans le mauvais sens... la sortie des villes ou villages, c'est parfois la galère... Depuis le temps que je me dis qu'il faut repérer la sortie la veille, quand il fait encore jour...

À la vue du topo guide, ça va encore grimper, j'en ai marre de ces montées et descentes, je vais alors prendre une option radicale... aller au prochain village, Sauliac sur Célé, par la route... ça me fait gagner environ 4 kilomètres et au moins 1 h 30. De plus, vu l'heure, je ne serais pas gêné par les voitures.

A Sauliac sur Célé, malgré les explications de la propriétaire de la chambre d'hôte et aussi du topo guide, je n'arrive pas à trouver le passage... (on ne se refait pas 😂). Je ferai pas mal d'allers/retours dans ce petit village avant de trouver le bon chemin.

En fait, il faut prendre un petit chemin à gauche de l'église et monter tout droit. Ben oui... ça monte, encore et toujours... de toute façon c'est simple. Dans la vallée du Célé les villages sont en bas (au niveau du Célé), mais le chemin est toujours sur les crêtes...

Ça vaut quand même le coup. Superbes vues sur la vallée, les falaises et les fortifications.
Arrêt à Cabrerets pour déjeuner. C'est jour de marché. J'en profite pour acheter quelques beaux fruits de saison.

Je fais le plein d'eau au cimetière. (Pensez à chaque fois aux cimetières...ils sont toujours ouverts et un point d'eau est obligatoire... si l'eau est non potable, il y a obligation de mettre un écriteau...).

La montée vers la grotte du Pech Merle est très dure, et la descente vers Bouzies interminable. Enfin, ça bien sûr, c'est dans la tête...

Par contre l'arrivée à Bouzies est très dangereuse par la route. C'est une route de corniche, sans moyens de protection pour les piétons. Prenez donc plutôt la voie ferrée...

La route (dangereuse pour les piétons) juste avant d'arriver à Bouzies

route-avant-bouzies

Voie ferrée désaffectée qui va vers vers Pasturat - on ne le voit pas sur la photo, mais un peu partout avant cette partie, en plein milieu de la voie il y a de hautes herbes ou des arbres couchés, signe qu'il ne passe aucun train... et de plus, c'est indiqué sur la carte IGN (voie désaffectée)... Marcel (pèlerin) nous signale qu'en octobre 2019, la voie ferrée est impraticable (et c'est bien dommage !), complètement envahie par les ronces et arbustes en tout genre... il a été obligé d'en sortir, à moment donné s'est perdu, car bien sûr, il n'y a pas de balisage sur toutes les routes (et il n'avait pas la fameuse carte IGN !) à éviter donc.
Ce sera finalement de la route pour une bonne partie de la suite...

Pasturat_voie-ferree-295
elle était belle et dégagée en 2009 !

 

 

etape suivante

 

Vidéo la marche aux étoiles

Avec l'aimable autorisation de Yvon Boëlle.

Présentation de l'exposition "Compostelle, la marche aux étoiles" réalisée par l'Académie de Musique et d'Arts Sacrés de Sainte-Anne d'Auray et le photographe Yvon Boëlle sur ses 15 années de reportage sur les chemins de Compostelle de France et d'Espagne.